Electro, Pop

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TESS

  • 18 € Tarif unique

Le 10 octobre 2017 à 20:00

Le prénom Tess possède une aura tout à fait singulière. Sans doute liée à l’inoubliable héroïne de Thomas Hardy incarnée à la perfection par Nastassia Kinski dans le film de Polanski.
Mais parions que d’ici peu cette référence unique sera un peu révolue avec la concurrence que s’apprête à lui faire une autre Tess, qui n’est pas fugueuse mais chanteuse mais ni moins jolie ni moins émouvante que sa devancière.  

Dans le cloud pop des nouvelles interprètes féminines, il y avait entre Adèle, Ellie Goulding, Hannah Reid (London Grammar) et Héloise Letissier (Christine & The Queens) un espace réduit, un trou de souris pourrait on dire, où tend à s’exprimer  cette sensibilité très contemporaine  (une insouciance de jeunesse fondue dans la gravité d’une époque plutôt douloureuse) qui semblait n’attendre pour être comblé que cette jeune sirène brune de 22 ans originaire de l’océan indien, de l’île de la Réunion plus précisément.
Son chant un peu blessé, un rien mystérieux, nous est d’abord parvenu via le label Choke Industry (Lilly Wood & The Prick, Burning Peacocks)  avec un premier titre, Endlessly, doté de ce charme bien à part qui instantanément commue la fraicheur en promesses. 
 
Avec ce premier EP aux arrangements finement electro, pop, parfois RnB, les promesses se changent en certitudes et les talents de mélodiste et de chanteuse pressentis en évidences. De sorte qu’il est grand temps de faire plus ample connaissance...  
Tess Océane Joffroy est née en 1994 à Saint Denis de la Réunion. Sa première passion sera la danse qu’elle commence dès l’âge de 4 ans. Elle n’en interrompra la pratique que pour poursuivre ses études. Mais une attirance chassant l’autre, elle se met très tôt au diapason des musiques qui ont universellement modelé sa génération.
De Rihanna à Coldplay, de Radiohead à Likke Li, de Major Lazer à Drake, Tess se constitue une playlist qu’elle veut avant tout interactive. Quelques années de cours de guitare classique l’ont doté d’une aptitude à s’approprier les chansons d’autrui, leur ajoutant la caresse, le sel et le piment d’une personnalité épanouie au contact des alizées et des eaux chaudes de l’océan. De ces covers cuisinées à sa sauce, chantées dans un anglais irréprochable, elle nourrit ses comptes YouTube et Facebook.
C’est par ce canal que son interprétation d’un morceau de Lilly Wood & The Prick retient en 2013 l’attention de Pierre Guimard et Matthieu Tessier, fondateurs du label Choke Industry qui l’invitent à Paris pour un « bout d’essai », comme on dit au cinéma. Essai concluant puisqu’il donne lieu à ce premier titre, Endlessly (ressorti en 2016 avec l’artiste RnB américain A.CHAL en featuring) qui vient troubler le bassin un peu stagnant où soupirent les sirènes de la pop formatée. S’en suivent deux passages remarqués sur scène à Saint Denis de la Réunion. Deux expériences dont elle ressort avec une conviction renforcée lui faisant dire : « je veux faire ça et rien d’autre ! »   Avec Love Gun et I Will Follow You, Tess prouve que ses talents d’auteur compositrice savent accompagner des élans du coeur très changeants.  Avec une approche contradictoire, mais une égale sincérité amoureuse, elle est sur la défensive dans l’une et s’abandonne sans réserve dans l’autre, rejoignant ainsi par la mise en jeu d’une passion aussi farouche qu'absolue l’autre Tess, celle du film. 
 
Le subtil habillage sonore lui permet de coller à l’esthétique d’une pop electro contemporaine devenue planétaire. De son époque, Tess célèbre aussi l’urgence à savourer l’instant présent dans Live For Now, comme si passé et futur, avec leurs cohortes de regrets, de chagrins, d’angoisses, devaient s’effacer devant l’injonction d’un plaisir immédiat à chaparder sans tarder. Une urgence dont n’est pas étrangère à sa soif d’écriture. La jeune femme compose comme elle respire et possède déjà un répertoire d’une trentaine de chansons dont certaines constitueront la matière d’un premier album à paraître. « Le charme disait Camus c’est quand on vous dit oui sans avoir rien demandé. » Or il y a bien dans cette voix quelque chose d’indéfinissable, un trouble qui désarme, envoute, prend 

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